Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Beyond Borders

Travel blog

A propos

A propos

Vendredi 1er avril 2016, Granada, Nicaragua. Nous sommes partis depuis maintenant presque dix jours quand nos nous décidons de créer ce blog pour rassembler les notes et les images récoltées en chemin. Plusieurs raisons nous y ont incitées. L’une d’elles correspond certainement à notre volonté d’organiser et de cristalliser nos souvenirs pour refuser l’oubli qui finirait bien par les engloutir. Il y a aussi l’envie de donner des nouvelles et de partager nos trouvailles ou nos mésaventures en diffusant des informations fiables puisqu’elles correspondront autant que possible à des expériences vécues. Nous imaginons encore que les contraintes quasi-quotidiennes qu’implique la tenue d’un journal se chargeront d’occuper nos moments creux en nous donnant, peut être même, l’impression de travailler !
Il aura quand même fallu un moment pour nous convaincre de son utilité. La crainte du nombrilisme et de l’auto-congratulation sans doute. Les manifestations de ces phénomènes ridicules sont devenues si banales aujourd'hui qu’ils nous font parfois craindre d’emprunter, avec les adulateurs de Facebook, la pente glissante de la mégalomanie.
Notre but n’est pas de faire de ce blog un guide de voyage et encore moins un roman. Nous n’avons pour cela ni le temps, ni le talent. Nous tenons simplement à présenter notre périple de manière synthétique et suggestive, essentiellement à partir d’illustrations photographiques. Ces photographies seront ponctuées par de courtes descriptions assorties le plus souvent possible de conseils pratiques. Ce journal retranscrira néanmoins notre voyage avec notre sensibilité et nos impressions d’ou une part évidente de subjectivité. Tous ne s’y retrouveront pas. Tant pis. Il y en a beaucoup d’autres.

Le voyage

Voyager c’est bien sûr s’enrichir, partir à la découverte d’autres cultures et d’autres paysages. C’est apprendre à mieux relativiser, prendre de la distance avec nos petits problèmes et nos glorioles nationales. C’est aussi l’accès directe à l’information.
Voyager c’est également l’occasion de prendre le temps de vivre autrement, de retrouver le plaisir des choses simples, de redécouvrir la nature et les besoins du corps. C'est ignorer l’horloge et les servitudes du monde moderne pour se laisser guider par ses caprices.

Le voyage c’est aussi une certaine forme de méfiance à l’égard de l’enracinement.

Au delà de ces banalités, ce voyage c’est aussi l’occasion de vérifier si notre existence ne pourrait pas mieux s’acclimater ailleurs. Le climat parisien est lassant, l’humeur des parisiens aussi.
Pour cela nous avons prévu un voyage d’environ 4 mois nous permettant de sillonner un minimum le Mexique, le Nicaragua, le Costa Rica et la Colombie avant de terminer notre course au Pérou rejoindre l’électron libre de la famille qui y brasse de la bière artisanale depuis presque un an. Le choix de ces pays repose essentiellement sur la possibilité qu’il pourrait y avoir de s’y installer durablement. Ce critère dépend lui même de beaucoup d’autres dont, pour ne citer que les objectifs, le climat, la sécurité et la possibilité de faire fonctionner de manière suffisamment rentable un petit commerce comme un bar.

Les préparatifs

Il en faut un minimum. Nous n’avons pas de conseils à donner sur ce sujet autres, que ceux-ci :

-ne pas trop s’encombrer : un sac de 50 litres par personne paraît être un maximum pour visiter des pays chauds à condition toutefois de ne pas vouloir grimper à des altitudes extrêmes ou pratiquer des activités nécessitant un équipement spécialisé difficile à se procurer sur place. Si vous êtes d’un naturel inquiet, cette contenance vous permettra notamment de pouvoir conserver vos affaires avec vous dans la plupart de vos déplacements plutôt par exemple que se les voir envoyer sur le toit du bus.
Mon sac contenait par exemple un pantalon, deux shorts, deux chemises, quatre t-shirts, une veste légère de pluie, deux maillots de bain, trois paires de chaussettes, quatre caleçons, une paire de baskets, des tongs, un masque de plongée et un tuba, une serviette microfibre, un paréo, un chapeau, un pull léger, des lunettes de soleil, un ordinateur portable, un appareil photo, une lampe frontale, un couteau, un tire-bouchon, une petite trousse de toilette, un antiseptique, un répulsif à moustiques (insect écran zone infestée : répulsif cutanée le plus concentrée), une crème solaire, de quoi tenir dix jours sous atovaquone/proguanil (malarone) dans les zones à risque de paludisme. Nous avons traité nos vêtements avant le départ avec un répulsif anti-moustique par trempage (les sprays pour vêtements ne seraient pas très efficaces). Nous sommes partis avec un seul guide touristique papier. Nous téléchargeons les autres en version numérique (un par pays pour servir de base de recherche). Il existe un guide Lonely planet uniquement en anglais qui comprend de manière synthétique tous les pays d’Amérique centrale.


-se faire vacciner : fièvre jaune et rappel de l’hépatite A pour nous. Prévoir 100 euros par personne pour ces deux vaccins qui ne sont pas remboursés. Nous obtenons du centre de vaccinations internationales (par ex : CMETE 10, rue du Colonel Driant 75001 Paris) le petit livret jaune contenant le certificat international de vaccination pour la fièvre jaune nécessaire par exemple pour rentrer au Brésil après avoir séjourné en Colombie ou au Pérou. Nous aurions pu compléter nos vaccinations par le vaccin contre la rage (surtout en cas de déplacement dans des zones isolées) et par celui contre la fièvre typhoïde. C’est aussi l’occasion de faire une prise de sang pour un bilan de santé, voire un panoramique dentaire pour prévenir d’éventuels douloureux problèmes.


-vérifier les conditions d’entrée des pays projetés. Pas de visa pour les pays que nous ciblons sous réserve de ne pas dépasser 90 jours par pays . Les seules contraintes tiennent au respect des formalités administratives à l’entrée et à la sortie des pays. La plupart sont assez usuelles et peu contraignantes sauf si l’on ne supporte pas les files d’attente. Il peut y avoir des taxes à payer parfois en cash et en dollars uniquement (entrée au Nicaragua), de brefs formulaires à remplir et bien sûr un coup de tampon à recevoir. Il y en a une qui est gênante qui consiste à exiger une preuve de sortie du pays. Elle devient même insupportable quand, interprétée par certaines compagnies aériennes, la règle implique nécessairement la présentation d’un billet d’avion de sortie (transit ou retour). Cette condition a contraint de nombreux voyageurs à acheter en urgence un billet d’avion en ligne avant de pouvoir embarquer. Elle peut ainsi avoir le mérite d’aider les indécis à fixer plus précisément les modalités de leur voyage. À lire certains récits enragés sur le net, elle a parfois fait perdre leur billet à d’autres voyageurs. Nous avons résolu le problème pour notre entrée au Costa Rica en achetant deux billets via le site Flyonward. Moyennant 17 $ par personne nous avons pu justifier auprès de la compagnie Condor la preuve de notre sortie du territoire avec un billet de la compagnie Delta Airlines, San José – Atlanta, le 14 avril. Le billet acheté par le site flyonward est réel (l’hôtesse de la compagnie l’a vérifié sur son terminal informatique) mais valable 48 h (ou 24h pour 10 $) puis annulée par le site pour votre compte. L’avantage est immense ; il évite l’avance des fonds pour l’acquisition d’un billet annulable. Nous aurons peut être à refaire l’opération si nous transitons par le Panama ainsi que pour la Colombie et le Pérou. Un billet de bus, voire une simple réservation d’hôtel est parois suffisant quand vous passez les frontières terrestres mais, le plus souvent vous n’aurez rien à présenter puisque on ne vous demandera pas de présenter cette preuve de sortie (nous n’avons pas eu à présenter notre billet pour Atlanta aux agents costariciens à notre arrivée à San José).


-prévoir les moyens financiers nécessaires. Nous prévoyons une moyenne de 70€ par jour pour deux. Ce budget comprend l’hébergement, la nourriture et même le transport. Il est possible de faire pour moins (jusqu’à trois fois moins au Nicaragua) mais nous ne sommes pas des ascètes. Ce budget implique néanmoins d’éviter les pièges à touristes, très présents au Costa Rica et de privilégier autant que possible les déplacements en bus locaux accessibles pour un coût quasi négligeable.

Voyager c'est aussi l'occasion de changer de banque pour en choisir une dont les frais de retrait et de paiement à l'étranger sont moins importants. Nous avons tous les deux ouvert un compte chez Boursorama. Aucun frais fixe à chaque opération et 2% de frais proportionnels. C'est nettement moins qu'une banque traditionnelle et la Visa premier est gratuite.

Partager cet article

Repost 0