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Beyond Borders

Travel blog

Ometepe

Ometepe

Avant de quitter le Nicaragua auquel nous finissons par nous attacher nous décidons de jeter l'ancre sur l'île d'Ometepe. Elle serait la plus grande île lacustre au monde. Elle se trouve dans le lac du Nicaragua, lui même troisième plus grand lac d'Amérique latine. Avant de parler un peu de l'île, quelques mots sur le lac.

Ce lac, d'une superficie de plus de 8000 km2 est relié à l'est à la mer des Caraïbes par le fleuve San Juan (c'est par ce fleuve que les conquistador espagnols fondèrent au bord du lac la ville de Granada), réputé navigable tout au long de son cours. A l'ouest, l'océan pacifique se trouve à une vingtaine de kilomètres. Cette situation géographique a suscité, depuis le 19ème siècle, plusieurs projets d'aménagement d'un canal reliant les deux océans. Les investisseurs préférèrent finalement la solution panaméenne. Le projet d'un second canal refait périodiquement surface mais se heurte à des obstacles liés tant à son coût qu'à son impact environnemental. Un nouveau projet serait en cours actuellement sous l'égide d'un consortium chinois. Autre point marquant, des requins bouledogues qui possèderaient la caractéristique exceptionnelle de s'acclimater à l'eau douce fréquenteraient les eaux du lac. Ces derniers remontraient périodiquement, à la manière des saumons, le cours du fleuve San Juan depuis la mer des caraïbes.

L'île est formée par deux volcans reliés par un isthme plat et mince : le majestueux Conception de forme parfaitement conique culminant à 1610 mètres, et Maderas, plus étalé, atteignant 1314 mètres. Environ 35 000 personnes habitent cette île d'une superficie de 276 000 km2. La majorité de la population se consacre à l'agriculture (spécialement banane).

Outre ses volcans et ses richesses archéologiques qui témoignent de son passé (Ometepe fut peuplée depuis 10 000 ans avant notre ère par différentes ethnies issues de migrations successives notamment par les mayas et les aztèques), l'île compte de nombreux autres atouts et notamment des collines luxuriantes sillonnées de chemins de randonnée, une faune remarquable, des cascades et une atmosphère particulièrement paisible qui tend à retenir les voyageurs. Notre emploi du temps et notre objectif nous contraignent à y rester que deux jours.

Traversée du lac Nicaragua jusqu'à l'île à bord d'un vieux rafiotTraversée du lac Nicaragua jusqu'à l'île à bord d'un vieux rafiot

Traversée du lac Nicaragua jusqu'à l'île à bord d'un vieux rafiot

La traversée dure environ une heure depuis San Jorge (à proximité de Rivas) pour atteindre Moyogalpa, la principale ville de l'île qui abrite la plupart des infrastructures touristiques (hôtel, restaurants, location de voitures, bar, etc).

Deux catégories de bateau sont disponibles pour la traversée, le petit tout moche et sans confort à 35 C$ (1,25 $) et le gros toujours moche mais confortable à 50 C$ (1,80 $). Nous avons pris  le petit qui partait le premier et qui n'a pas été rattrapé en route.

Les jours de gros temps (il y aurait parfois de grosses tempêtes), il serait préférable de prendre le gros ou de ne pas traverser.

Plage de Santo Domingo
Plage de Santo DomingoPlage de Santo Domingo

Plage de Santo Domingo

Avec seulement deux nuits sur place et en décomptant le temps des transports, nous n'avons pas beauoup de temps à consacrer à Ometepe. Sur les conseils pris pendant le trajet en bateau nous nous rendons à la playa Santo Domingo, longue plage de sable gris baignée par l'eau chaude et les vaguelettes du lac Nicaragua. Elle est située à 8 km de notre village.

Nous décidons d'y aller à pied puisque nous sommes dimanche et que les chauffeurs de bus sont à la messe. Après tout, nous nous sommes un peu empatés dans la belle ville de Granada. Un peu de sport nous fera du bien. Finalement, nous ne marchons qu'à peine un km avant qu'une famille de locaux en week end nous propose gentillement de nous déposer à l'arrière de leur pick up

La plage est peu fréquentée. On n'y compte plus de vaches et de chevaux que de baigneurs. Malgré les quelques petits hotels du coin, l'endroit reste sauvage. Aucun village à proximité. Pour nous réconforter du trajet effectué, nous prenons une bière fraiche seuls à l'ombre de la terrasse couverte de la première auberge trouvée. Nous aurions bien mangé un morceau mais nous avons oublié notre tirelire et les quelques sous trouvés au fond de nos poches, moins ceux ayant servi à acheter mon paquet de cigarette (Marion insiste sur ce point), ne nous permettent pas ce luxe. 

Une heure plus tard (tout prend beaucoup de temps ici), nous décidons d'aller voir cette plage d'un peu plus près et finissons même par la parcourir avec plaisir de bout en bout. Nous nous baignons un moment avant de réaliser que nous venons de rajouter deux kilomètres et demi à notre trajet de retour et qu'il nous reste encore à voir les belles eaux cristalines d'oro de agua, deuxième lieu qu'on nous à vivement encouragé à voir ici.

 

Ometepe

Ou que l'on soit sur l'île, il est difficile d'échapper à la vue des deux volcans qui l'occupent d'autant plus que le plus grand d'entre eux culmine à 1610 mètres. Par chance, pendant notre visite aucun nuage n'en masquait les sommets.

Volcan Concepcion

Volcan Concepcion

Ometepe
Ometepe
Ometepe

L'ascension de ces deux volcans est possible mais non sans risque (certains y ont laissé la vie). L'assistance d'un guide local est recommandée, voire indispensable. Il faut compter environ 8 heures aller-retour pour chacun d'eux. Heureusement, nous n'avons pas le temps !

Ometepe
Ometepe
Ometepe

Après la plage, sur le chemin du retour, nous faisons une pause baignade dans la piscine quasi-naturelle d'Ojo de agua. Quasi, parce que si elle continue à être alimentée par une rivière provenant du volcan Maderas, ses berges ont été bétonées pour en faciliter l'accès.

Difficile d'en vouloir à son propriétaire privé qui a voulu rentabiliser l'endroit. Et, il faut dire qu'il y ait bien parvenu. Pendant l'heure de notre présence nous avons pu compter plus d'une centaine de baigneurs à 2$ chaque sans compter ceux qui étaient au bar-restaurant ou sur les chaises et transats installés autour.

L'endroit était au moins à 80% fréquenté par des locaux probablement parce que nous étions dimanche.

Village d'AltagraciaVillage d'Altagracia
Village d'Altagracia

Village d'Altagracia

Deux villages principaux rassemblent la majorité de la population, Moyogalpa sur la côte est, principal port de l'île par lequel nous sommes arrivés et Altagracia sur la côte ouest, village plus authentique, où nous avons séjourné. 

 

Nous avons testé pour dormir : 

- Hotel Central :  C'est le plus grand hôtel du coin. Il est situé sur l'avenue principale au début du village. L'hôtel était presque vide au moment de notre visite. Repas sans intérêt notamment compte tenu du prix. Cela dit, notre chambre était propre et le lit confortable. Petite terrasse avec table chaises et hamac et toilettes privées le tout pour 20 $ la nuit.  

- La Casa Hospedaje Ortiz : nous avons été chaleureusement accueillis dans cette auberge familiale. Les chambres à 10 $ sont rudimentaires mais pour le prix rien à redire.

 

Pour manger, nous n'avons pas trouvé autre chose que le kiosque situé sur le parc central qui propose le typique gallo pinto (riz et hacicots rouges) accompagné de viande (poulet ou porc) et de salade de choux.

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