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Beyond Borders

Travel blog

Péninsule de Nicoya

Après avoir franchi une nouvelle fois la frontière qui sépare le Nicaragua du Costa Rica, nous faisons cap sur la péninsule de Nicoya située sur la côte pacifique au nord ouest du Costa Rica. C'est la région la plus sèche du pays. Les paysages que nous rencontrons ont parfois des allures de savane africaine. Nous sommes à la fin du mois d'avril, terme de la saison sèche et en principe le mois le plus chaud de l'année.

La péninsule se divise en deux provinces : le Guanacaste au nord auquel nous nous sommes limités faute de temps et Puntarenas au sud. Le Guanacaste inclut de nombreuse stations balnéaires notamment au sein de la Gold Coast (nom donné par les américains à la partie située entre Tamarindo et Guiones). Les infrastructures touristiques sont relativement développées et les routes sont bonnes (par rapport au sud de la péninsule où le 4x4 serait indispensable). En haute saison, l'aéroport international de Liberia situé à proximité apporte des flux importants de touristes notamment américains et canadiens.

TAMARINDO

Péninsule de Nicoya

Tamarindo ou "Tamagringo" comme l'appellent les locaux en raison de la forte concentration de touristes nord américains constitue notre première étape. Ce petit village de 500 habitants multiplie sa population par dix pendant la saison touristique et ressemble alors plus à un campus américain qu'à un village costaricien. Elle doit son nom aux nombreux tamariniers qui bordent la plage.

L'endroit n'a pas beaucoup de charme et les prix sont élevés (parmi les plus élevés du pays). On y vient pour faire du surf. La péninsule de Nicoya offrirait d'ailleurs les plus nombreux sites de surf du pays dont les célèbres Witch's Rock et Ollie's Point situés au nord. Tamarindo serait idéal pour les débutants.

Outre les nombreuses boutiques de fringues et surfshops, on y compte de nombreux hôtels, bars et restaurants proposant une cuisine internationale. En bref, Tamarindo semble être devenue une destination incontournable pour les jeunes surfeurs qui aiment faire la fête.

Burgers, pizzas, sushis, bières...Burgers, pizzas, sushis, bières...

Burgers, pizzas, sushis, bières...

Du burger aux huîtres, l'offre culinaire est très variée mais ne fait pas pour autant très envie. Nous nous serions bien laissés tenter par une grillade et un verre de vin dans le restaurant argentin dont la réputation n'est plus à faire à Tamarindo (Patagonia) mais il fallait faire la queue et les prix des plats (entre 15 et 30 $) excédaient un peu notre petit budget.       

Notre auberge de jeunesse à Tamarindo très "branchée" surfNotre auberge de jeunesse à Tamarindo très "branchée" surf

Notre auberge de jeunesse à Tamarindo très "branchée" surf

Les possibilités d'hébergement à Tamarindo sont nombreuses, de la chambre luxueuse à 300 $ la nuit au dortoir d'auberge à 15$. Notre auberge, la Oveja Negra, trouvée sur les conseils du Lonely Planet était très convenable d'autant plus que nous étions seuls dans notre dortoir qui comptait seulement un lit double et deux lits superposés. Beaux espaces communs, grande cuisine, sanitaires propres et climatisation partout y compris dans les dortoirs (c'est la première fois que nous profitons de ce luxe depuis le début de notre voyage). Bon rapport qualité/prix pour Tamarindo. 

Initiation au surf sur la plage de Tamarindo

Initiation au surf sur la plage de Tamarindo

Avec Arthur et Marc, deux français rencontrés dans notre auberge, nous nous sommes laissés tenter par un cours de surf avec le prof local. Nous voulons vérifier si les conditions sont vraiment si idéales que cela à Tamarindo. Le prix n'est pas excessif puisque nous payons 30 $ par personne pour deux heures de leçon avec la possibilité de garder la planche toute la journée. 

A peine quinze minutes dans l'eau et nous chevauchons notre première vague debout sur la planche. Aucune photo pour le prouver et heureusement d'ailleurs, nos positions n'étant certainement pas très orthodoxes. Les vagues étaient petites, proches de la plage et arrivaient à interval régulier. Les conditions étaient effectivement idéales.

Attention quand même aux crocrodiles près de l'estuaire de la rivière Tamarindo qui sépare les plages de Tamarindo au sud et de Playa Grande au nord. Nous avons noté six attaques depuis 2013 notamment sur les surfeurs qui profitent de la qualité des vagues situées à proximité de l'estuaire. Côté requin, une seule attaque recensée à notre connaissance en 2011 à Playa Grande qui a entrainé la mort d'un jeune surfeur costaricien. D'une manière générale, il est conseillé d'éviter les eaux troubles (confusion possible entre l'homme et les proies habituelles du requin) comme les estuaires, d'éviter les lever et coucher de soleil et bien sûr la nuit si tant est qu'il soit possible de surfer dans le noir (heures de chasse des requins, le pic étant atteint juste avant et après le coucher du soleil quand le requin passe en phase de prédation) et d'éviter les embouchures de cours d'eau souvent synonyme pour le requin de garde manger (cadavre, déchets...). Il ne faut pas trop s'inquiéter quand même. Il parait qu'il y aurait plus de chance de prendre une noix de coco sur la tête que de se faire mordre par un requin  : 150 morts par an pour le fruit du cocotier contre 10 pour le requin. 

Péninsule de NicoyaPéninsule de Nicoya

BRASILITO

 

Péninsule de Nicoya

Nous passons deux jours à Tamarindo et partons pour le petit village de Brasilito situé quelques kilomètres au nord. Nous avons réservé via Airbnb une petite habitation à proximité de la belle plage de Conchal que nous avions repérée par une observation minutieuse des côtes du Costa Rica sur google earth.

Brasilito est un tout petit village beaucoup moins touristique et construit que ses voisins du sud (Tamarindo) et du nord (Playa Flamingo). Nous viendrons y faire nos courses et y manger peut être un casado dans l'un des quelques sodas (petit restaurant local) qui bordent la plage ou la place du village.

Pour arriver à notre case, il faut longer jusqu'au bout la plage de Conchal, l'une des plus belles plages du pays
Pour arriver à notre case, il faut longer jusqu'au bout la plage de Conchal, l'une des plus belles plages du paysPour arriver à notre case, il faut longer jusqu'au bout la plage de Conchal, l'une des plus belles plages du paysPour arriver à notre case, il faut longer jusqu'au bout la plage de Conchal, l'une des plus belles plages du pays

Pour arriver à notre case, il faut longer jusqu'au bout la plage de Conchal, l'une des plus belles plages du pays

Depuis Brasilito, nous longeons la plage sur une distance d'environ 2,5 km avant de trouver un chemin qui s'enfonce dans les terres et rejoint quelques centaines de mètres plus loin notre lieu de résidence. Ce dernier se trouve dans une sorte de lotissement isolé comprenant un hôtel et quelques maisons dont celle de nos canadiens d'Airbnb.

Nous découvrons une superbe plage qui devient de plus en plus déserte au fur et à mesure que nous avançons. La partie fréquentée correspond essentiellement à la portion proche du village de Brasilito jusqu'à l'hôtel de luxe Westin, seul établissement qui occupe la plage. 

Il est approximativement 13h quand nous entamons notre balade. La distance n'est pas énorme mais en plein soleil, les pieds dans le sable et déguisés en hommes sandwich, il y a plus facile. Au bout de la plage, nous découvrons un bar isolé de tout et surtout de ses clients potentiels. Le patron endormi a quand même une bière fraiche à nous offrir pour nous aider à terminer le dernier tronçon que nous achevons vers 15h, soit une moyenne sur le parcours de 1,5 km/h (ce qui représente quand même une vitesse six fois supérieure à celle d'une tortue ou mille fois supérieure à celle d'une limace).

Notre petite hutte
Notre petite hutteNotre petite hutteNotre petite hutte

Notre petite hutte

Notre logement qui dispose d'une chambre avec un lit confortable et d'une salle d'eau est petit mais mignon. Il manquait juste un petit coin cuisine pour faire cuire nos oeufs et notre riz autrement qu'au micro-onde (cela dit ça fonctionne très bien). La terrasse sur le toit compensait largement ce désagrément. Nous en profitons un long moment dès le premier et sirotons notre notre délicieuse brique de vin rouge chilien (le cabernet sauvignon de chez Clos : notre Roche Mazet local !) vautrés dans le hamac suspendu à la charpente. Le conditionnement du vin en brique comme le lait peut surprendre mais la qualité de ce vin était bien supérieure à beaucoup d'autres en bouteille accessibles à des prix nettement plus élevés.

Ps : la piscine dépend de la maison des propriétaires canadiens, Kim et Tim, qui la mettent volontiers à disposition de leurs hôtes.

 

Playa Minas, l'une des trois plages située à proximité
Playa Minas, l'une des trois plages située à proximitéPlaya Minas, l'une des trois plages située à proximité
Playa Minas, l'une des trois plages située à proximité

Playa Minas, l'une des trois plages située à proximité

Cette plage tout comme son chemin d'accès sont très sauvages et ne disposent d'aucun aménagement. La nuit tombe vite sous les tropiques et nous devons faire le retour dans l'obscurité éclairée par nos frontales au milieu d'une nature environnante bruyante rythmée par les cris des singes hurleurs, deuxième animal au monde qui fait le plus de bruit après le backpacker saoul des auberges de jeunesse.

Plaça Conchal presque que pour nous...
Plaça Conchal presque que pour nous...Plaça Conchal presque que pour nous...

Plaça Conchal presque que pour nous...

Leçons d'espagnol sur Babbel, baignade et surtout sièste avant d'entamer la route pour Brasilito. Ce soir nous mangeons en ville ! Depuis notre retour au Costa Rica nous essayons le plus possible de nous faire nous même à manger pour limiter les frais et ne pas trop excéder notre budget. Nos courses pour ces deux jours faites au supermarché de Tamarindo avant notre départ : 18 oeufs et 200 g de fruits à coque pour les protéines et pour le reste, un paquet de riz, trois avocats, trois tomates, deux oignons, un ananas (un véritable délice au Costa Rica) et quelques citrons verts, le tout pour presque 20$. Nous en aurions pas eu pour plus cher en France.

 

Sortie du jour à Brasilito pour un traditionnel casado de poulet au Soda Brasilia et une coco fraîche sur la plage
Sortie du jour à Brasilito pour un traditionnel casado de poulet au Soda Brasilia et une coco fraîche sur la plage
Sortie du jour à Brasilito pour un traditionnel casado de poulet au Soda Brasilia et une coco fraîche sur la plage
Sortie du jour à Brasilito pour un traditionnel casado de poulet au Soda Brasilia et une coco fraîche sur la plage

Sortie du jour à Brasilito pour un traditionnel casado de poulet au Soda Brasilia et une coco fraîche sur la plage

Sans les sacs et en fin d'après midi, le trajet parait presque trop facile. Nous suivons les conseils de nos propriétaires canadiens et choisissons le Soda Brasilito à l'angle sud-ouest de la grande place du village.

Difficile de s'extasier devant nos plats qui ne sont pas mieux en vrai qu'en photo. Mais, c'est quand même un luxe par rapport à nos omelettes et notre riz au micro-onde et en plus pour un prix très modeste (environ 5$ l'assiette) notament par rapport à Tamarindo. 

 

La nuit tombe, il est temps de rentrer

La nuit tombe, il est temps de rentrer

Couché de soleil sur le chemin du retour.

Couché de soleil sur le chemin du retour.

SAMARA

Le village de Sámara constitue notre dernière étape sur la péninsule de Nicoya. Nous serions bien descendus plus au sud pour visiter notamment les villages de Santa Teresa et surtout celui de Montezuma, mais le temps nous a manqué.

A la différence de Tamarindo, Sámara est un village beaucoup moins "américanisé. De nombreux établissements (auberges, restos, boutiques) sont tenus par des européens, en particulier des français, des italiens et des allemands.

Le village nous a paru mieux agencé (moins étiré notamment) et les commerces plus soignés et de meilleur goût. L'ambiance nous a semblé aussi plus authentique (bien que non typiquement costaricienne) et décontractée, en tout cas moins bruyante. Peut être moins "cool man"...

Péninsule de Nicoya

Nous séjournons dans l'hôtel Matilori, une auberge de jeunesse tenue par un jeune couple germano-hispanique. Notre chambre est modeste mais largement compensée par l'accueil chaleureux des propriétaires et des autres occupants.

 Le village de Sámara concentré autour de l'artère principale qui débouche sur la plage
 Le village de Sámara concentré autour de l'artère principale qui débouche sur la plage
 Le village de Sámara concentré autour de l'artère principale qui débouche sur la plage
 Le village de Sámara concentré autour de l'artère principale qui débouche sur la plage

Le village de Sámara concentré autour de l'artère principale qui débouche sur la plage

Le Gusto Beach, le bar restaurant le plus chic de la plageLe Gusto Beach, le bar restaurant le plus chic de la plage

Le Gusto Beach, le bar restaurant le plus chic de la plage

Dans la rue juste derrière, nous avons bien aimé le Microbar Samara qui proposait 24 bières pressions artisanales différentes, soit 4 x plus que le nombre de sièges du bar ! Des découvertes suprenantes dont la bière à la mangue.

La longue plage de Sámara au sable gris pâle
La longue plage de Sámara au sable gris pâleLa longue plage de Sámara au sable gris pâle
La longue plage de Sámara au sable gris pâle

La longue plage de Sámara au sable gris pâle

La belle plage de Sámara, bordée de cocotiers, s'étend en arc de cercle sur 7 kilomètres de long entre deux promontoires rocheux. Elle est protégée par un récif qui limite la taille des vagues et offre ainsi des conditions idéales pour pratiquer le surf à notre petit niveau. Au nord de celle-ci, se trouvent des plages presque vierges comme celle de Barrigona (dont l'un des résidents serait Mel Gibson). Au sud, la plage de Carrillo est considérée comme l'une des plus belles plages de la région.

Péninsule de Nicoya
Péninsule de NicoyaPéninsule de Nicoya

Le plus gros iguane que nous ayons vu au Costa Rica n'était pas l'hôte d'un parc naturel mais marchait à deux mètres de nous sur la plage de Sámara avant de grimper dans un cocotier.

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Ex ex beau frere 05/06/2016 18:38

Magnifiques photos ! Et texte bien ecrit, amusez vous bien!